Dubaï, un avenir à reconstruire.

      

    Dubaï, a annoncé sa volonté d’ajouter une dimension « écologique » à ses réalisations. Le gouvernement, qui souhaite hisser l’état des Émirats arabes unis au rang de première région mondiale du tourisme de luxe, veut ainsi s’affirmer dans la tendance mondiale vers le développement durable.                                                                                                                

    Le Département du tourisme et du commerce de Dubaï précise que l’émirat s’engage à diminuer de 20% ses émissions de carbone dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie d’ici 2011. Un système de surveillance « aidera les entreprises du secteur touristique en mesurant le taux d’émission de CO² ». La conservation des ressources naturelles et l’utilisation sensible de l’énergie, de l’eau et du gaz sera également désormais prise en compte. Le développement de la ville comprendra la création de 29 parcs publics supplémentaires, 45 parcs résidentiels et 27 autres infrastructures de plein air, dans l’objectif d’ « oxygéner le paysage urbain » avec près de 670 hectares de verdure.

    Néanmoins, depuis le 26 novembre 2009, Dubaï prouve que les conséquences de la crise n'appartiennent pas encore au passé. A cette date, l'émirat est annoncé en quasi-faillite. Le risque est toujours présent et tous les excès n'ont pas été gommés, à l'image de l'inauguration de la Burj Khalifa. Aujourd'hui, Dubaï c'est 80 milliards de dollars de dette, elle n'arrive plus a rembourser ses créanciers, c'est une ville qui va devoir surmonter la crise.

 

 

   Dubaï a tenté de sauter de difficiles décisions économiques, religieuses et politiques. La forte baisse des prix du pétrole a exposé la faiblesse incontournable du pays. 1500 : c’est le nombre d’annulations de permis de résidence chaque jour à Dubaï. Un chiffre qui résume la situation de l’émirat où 90% de la population est étrangère. Bientot, l'émirat n’aura plus de pétrole (dans quatre ans environs), le modèle économique repose sur :

- La finance internationale,

- Le tourisme,

- L'immobilier,

- L'import-export.

    Les licenciements se multiplient. Dans la finance, Nakheel l’un des leaders locaux de l’immobilier a supprimé 10% de ses effectifs. Le tourisme, qui fait en grande partie l'économie à Dubaï est en chute libre, et ne vas pas mieux. Une véritable situation de crise, les hôtels se vident, le taux de réservation est en baisse, là encore, des licenciements sont attendus. Du jamais vu dans cet émirat habitué à une croissance à deux chiffres. Les projets sont en panne, ceux qui sont en cours devraient être terminés. Les autres sont reportés ou annulés.

  

Gabriel Stervinou & Pierre Levasseur

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