Situation économique et politique.

     

    Du point de vue politique, il faut tout d'abord savoir que les partis politiques sont interdits dans l'émirat et que la religion musulmane est prédominante dans tout les émirats des EAU. ( 96% de la population est musulmane, 16% Chiites et les Chrétiens et Hindous représentent 4% de la population).

    Comme expliquer précédemment, les lois du Coran s'appliquent dans la rue et doivent être respectées, c'est ce que l'on appelle la Charia. Cependant, comme nous l'a expliqué Monsieur Arnaud Lerailler, directeur commercial export dans la société NOVACEL et qui va une fois par mois à Dubaï, la population locale est très tolérante vis-à-vis des autres religions et des étrangers. Ils sont très "accueillants et sympathiques" avec les Occidentaux du moment où ils respectent les lois de l'émiat.

    Dubaï est dirigée par la famille Maktoum, au pouvoir depuis 1833 et c'est là le principal problème de Dubaï. Les partis politiques n'étant pas autorisés et le pouvoir étant héréditaire, les projets futuristes et aux coûts inimaginables sont de simples envies de riches émiratis au pouvoir. Les projets ne sont même pas votés. Puisque l'argent est là et que la famille au pouvoir veut ce type de construction pour consulter le peuple?

    D'un point de vue économique, les ressources de Dubaï sont peu nombreuses mais ont suffit à la prospérité de l'émirat. L'activité perlière était la principale ressource jusqu'aux années 1900-1920, puis au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et avec la découverte du pétrole, l'or noir devînt la seule ressource rentable de l'émirat. C'est cet or noir qui a permit à Dubaï de beaucoup s'enrichir. Mais l'épuisement des réserves de pétrole et la baisse des exportations ont contraint Dubaï à trouver une nouvelle source de revenus : le tourisme et principalement de luxe. Le secteur des hydrocarbures représentait 31% du PIB en 2007 contre 45% à la fin des années 1980 et 70% au milieu des années 1970. L'émirat a donc annoncé vouloir devenir le premier centre mondial du tourisme de luxe. Le tourisme représente déja plus de 30% du PIB. La pêche, elle, ne représente plus que 4% du PIB mais fournit 100% des besoins du pays.

    Mais Dubaï a connu une très grave crise financière à tel point que beaucoup de projets en construction ont dû être arrêtés faute de financement. Il n'y plus beaucoup de financement de la part des actionnaires, les dettes de l'émirat s'alourdissent et Dubaï a même demandé un soutien financier à son voisin d'Abu Dhabi pour payer des dettes dont ils n'étaient plus en capacité de rembourser. Les dettes, à cette période de l'année, s'élevaient à 70 milliards de $ dont 60 milliards de dettes publiques, elles s'élèvent aujourd'hui à plus de 80 milliards de $.

    La politique de "grands travaux" prise par l'émirat ne fonctionne pas comme les dirigeants l'aurait voulu. Des projets sont arrêtés en cours de construction, ou sont oublier, les tours sont vides, et comme le dit Mr. Lerailler : "Ceux qui habitent Dubaï sont ceux qui y travaillent." Les travaillleurs immigrés n'ont aucune libertés, ils sont entassés dans des bidonvilles et leurs salaires sont dérisoires par rapport à la charge de travail qui leur est demandé. Des ouvriers travaillent même la nuit pour terminer les constructions dans les temps,les accidents de travail sont fréquents et tous ces efforts sont fournis dans le but de satisfaire une minorité de personnes, une bourgeoisie planétaire qui ne représente même pas 1% de la population mondiale. 

 Rémi Bastien

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