Bourgeoisie planétaire et parasitaire.

  

    Dubaï, cette ville qui émerge du sable attire toute les attentions. Une nouvelle cité est né ! Le luxe est le mot clef a retenir, c'est une ville qui fait tout les efforts possible pour combler ses clients venus des quatre coins de la planète.

    On y distingue deux types de clientèle, le tourisme d'affaire et le tourisme d'agrément. Dubaï est réputée comme le centre commercial de la planète, un paradis fiscal ,c'est donc un rassemblement géant de personnes aisées, se donnant les moyens de dépenser les leurs !

    Tous ces avantages attirent une population très riche et désabusée. Bien sûr, l’opulence et le luxe ne concernent qu’une minorité désœuvrée. Derrière ce mirage de luxe, à quelques kilomètres des buildings et des parcs d’attraction, une périphérie regorgeant de bidonvilles délabrés : il faut des travailleurs pour alimenter ce rêve a double face.

    Des ouvriers par milliers vivent dans l'ombre du rêve arabe tout en survivant difficilement, les conditions de travails et de logement sont rude. Dans une monarchie autoritaire où l’esclavage n’a été aboli qu’en 1963, les droits des travailleurs sont inexistants, il n'y a aucuns syndicats et 90% des salariés sont des étrangers expulsables sur le champ. Car la plupart des ouvriers travaillant sur les chantiers viennent dans l'illegalité la plus totale. La grande masse de la population y est constituée de travailleurs sous contrat venus d’Asie du Sud, ces mêmes travailleurs sont dependants de leurs employeurs, etant en infraction sur le territoire. Un paradis pour exploiteurs.

    Dubaï est l'image du rêve des américains  Deux univers se côtoient ainsi sans jamais vraiment se toucher, la bourgeoisie vivant dans le luxe et la démesure tandis que les ouvriers qui ont permis a ce rêve de devenir réalité vivent dans la pauvreté et la détresse.

    Il y aurait beaucoup à dire, à rajouter sur Dubaï, son expansion annoncée (nombre des projets grandioses sont en cours de construction), sa capacité à faire cohabiter religions, moeurs et hypermodernité, son culte à la vie vaine, son statut revolutionnaire du 21eme siecles.

    Dubaï représente finalement le triomphe, sans doute éphémère, d’une bourgeoisie planétaire et parasitaire.

 

Simon Ortega

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