Walt Disney sur les rivages de l'Arabie.

 

        Dubaï est le symbole du désir capitaliste et de ses excès, ville de tous les contrastes et des démesures, elle devient une destination attractive pour un tourisme de luxe mais aussi un gouffre financier et écologique. La quasi-faillite de l'émirat de Dubaï a ralenti les ambitions de son souverain, Mohammad ben Rached el-Maktoum. Dubaï, « le beach-club de Milton FRIEDMAN », représente finalement un rêve éphémère. L’avenir du capitalisme, ce ne serait plus à Vegas qu’on le trouverait, ni en Asie, mais plutôt dans la « ville des mille et une villes », mais pour combien de temps?...

    En quelques années, une décennie tout au plus, Dubaï est devenue une ville omniprésente dans le livre des records. Cette ville qui, il y a trente ans, n’était encore qu’un village de pêcheur perdu dans le désert, accumule désormais les superlatifs architecturaux et les projets pharaoniques avec une rapidité désarmante. Le premier édifice en béton date de 1956. Et c’est suite à la création des Émirats Arabes Unis en 1971 et à la construction du plus grand port artificiel du monde en 1976 que Dubaï a pris son essor. Les bâtiments sont plus hauts les uns que les autres, les projets les plus fous sont en cours d'élaboration.

    Partout dans l'émirat, des chantiers bourdonnent d'activité, jour et nuit. Les gratte-ciel destinés à abriter soit des bureaux de sièges sociaux de multinationales, soit des appartements de luxe, en totalité vendus avant même la finition, continuent de se multiplier.

    Un hôtel 7 étoiles (le seul au monde), Burj Al Arab, l'emblème de Dubaï, a bénéficié d'une dérogation pour obtenir le classement 7 étoiles, là où dans la plupart des pays celui ci s'arrete a 5. La plus haute tour du monde ? C’est à Dubaï qu’on la trouve Burj Dubaï, de 828mètres d’altitude (renommée Burj Khalifa, en hommage au président des EAU, le cheikh d'Abou Dhabi, qui est venu en aide à Dubaï en cette période de crise). Et dans le Mall of the Emirates, l'un des centres commerciaux de luxe de la ville, la station de ski offre la possibilité de s'adonner aux sports d'hiver. elle représente le symbole de la démesure made in Dubaï..

    Néanmoins, Dubaï est un monde plein de contrastes. Une forêt de tours vides et de nombreux projets abandonnés, comme Dubaïland, ou encore The World (ensemble d'îles artificielles), s'opposent à une ville où la vie, séduit les touristes, ainsi que les entreprises occidentales.

    Au final, Dubaï est une ville très occidentale au milieu du moyen orient et le plus appréciable est de voir ce mélange de culture en un seul et même lieu. Des personnes issues de pays différents, de religions différentes et parlant des langues différentes se côtoient dans une certaine harmonie et surtout sans violence.

Pierre Levasseur

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